Facebook Twitter RSS
Version imprimable

Bulletin d'information toxicologique

Le sirop d'ipéca n'est plus recommandé au Québec 

09 avril 2013

Le sirop d’ipéca ne fait plus partie des interventions du Centre antipoison du Québec à titre de décontaminant gastrique pour les empoisonnements par voie orale depuis environ 15 ans. Malgré tout, en 2012, le sirop d’ipéca est toujours disponible dans les pharmacies communautaires et les établissements de santé dans une proportion importante. Étant donné que ce sirop ne possède plus d’indication médicale et que son mésusage par certaines personnes est considéré comme une problématique de santé publique, les auteurs émettent certaines recommandations en lien avec le sirop d’ipéca.

 
Partager

Réflexions sur l'utilisation de l'émulsion lipidique dans le traitement des intoxications 

09 avril 2013

L’émulsion lipidique est de plus en plus utilisée pour le traitement de certaines intoxications. Bien que l’évidence soutenant son utilisation se limite à des études animales et des séries ou rapports de cas qui ont été analysés dans des revues systématiques, on peut établir certaines indications. En effet, à part le traitement de l’instabilité hémodynamique aux anesthésiques locaux, les cliniciens ne devraient utiliser l’émulsion lipidique que pour le traitement d’arrêt cardiaque ou toutes autres manifestations hémodynamiques réfractaires aux traitements usuels. Lorsque des études auront répondu aux questions qui demeurent en suspens, entre autres sur l’interaction qui existe entre l’adrénaline et l’émulsion lipidique ou les risques d’effets indésirables, il est possible que l’émulsion lipidique soit utilisée plus précocement ou que de meilleurs traitements soient disponibles (par exemple, liposomes). L’évidence concernant l’émulsion lipidique provient, la plupart du temps, de l’utilisation de l’IntraLipidmd. Or, au Québec, le ClinOleicmd remplacera progressivement l’IntraLipidmd dans l’hyperalimentation parentérale limitant ainsi l’accès à ce dernier comme traitement antidotique. Bien que les deux formulations puissent être théoriquement équivalentes au niveau de leur action de siphon lipidique, des études animales laissent planer un doute à ce propos. De plus, la présence d’acide oléique dans le ClinOleicmd peut être inquiétante puisqu’un rapport de cas d’intoxication aiguë avec cet acide a engendré une toxicité pulmonaire. Ainsi, en contexte d’intoxication, il serait préférable de favoriser l’utilisation de l’IntraLipidmd lorsque cette préparation est disponible.

 
Partager

Les patients sont-ils à risque d'une toxicité induite par les contaminants retrouvés dans une émulsion lipidique à base d'huile de poisson pour administration intraveineuse? 

09 avril 2013

Les émulsions lipidiques à base d’huile de poisson sont de plus en plus utilisées pour le traitement de la cholestase associée à l’alimentation parentérale chez les nourrissons et les enfants recevant de l’alimentation parentérale à long terme. Pour cette indication, une dose de 1 g/kg/jour en perfusion intraveineuse continue est généralement utilisée. Celle-ci est de 5 à 10 fois plus élevée que la dose de 0,1 à 0,2 g/kg/jour approuvée en Europe. Cette étude a été menée pour déterminer le niveau de divers contaminants potentiellement toxiques retrouvés dans une émulsion lipidique à base d’huile de poisson, pour évaluer le potentiel d’exposition à ces contaminants et estimer le risque toxicologique auquel les patients recevant ce produit pourraient être exposés. Un échantillon de 100 ml de cette émulsion lipidique a été analysé au Laboratoire de toxicologie de l’Institut national de santé publique du Québec afin d’en déterminer la teneur en métaux et en composés organochlorés et organobromés. Les résultats n’ont pas suscité de préoccupations toxicologiques significatives quant à la présence de certains contaminants pour les patients recevant une dose de 1 g/kg/jour en traitement de la cholestase associée à l’alimentation parentérale.

 
Partager

Dosage urinaire de médicaments dangereux: état des lieux, enjeux et perspectives 

28 janvier 2013

Après quelques années de surveillance environnementale au Québec et de nombreuses publications sur le sujet, l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique pense qu’il est opportun d’offrir à moyen terme un programme de surveillance biologique comprenant la recherche de présence de médicaments dangereux dans l’urine des travailleurs québécois de la santé, exposés ou non à ces médicaments dangereux. Dans la perspective de la mise en place de ce programme, une revue documentaire s’est imposée. L’objectif de cet article est de présenter une revue de la littérature sur la surveillance urinaire de médicaments dangereux, ainsi que les enjeux et perspectives d’un programme de surveillance biologique québécois. Sur les 109 articles recensés, 60 ont été retenus pour analyse. De ceux-ci, 17 articles ont été exclus. En somme, 43 articles ont été inclus dans la revue de la littérature. Les auteurs rapportent la présence de cyclophosphamide, d’ifosfamide, d’anthracyclines, de méthotrexate, de 5-fluorouracil, de paclitaxel, de gemcitabine ou de platines dans l’urine des travailleurs exposés. Entre autres, la proportion de travailleurs ayant des échantillons urinaires positifs au cyclophosphamide tend à diminuer au fil du temps ou suivant des interventions visant la réduction de la contamination. Néanmoins, des précautions demeurent de mise pour les travailleurs. En collaboration avec l’Unité de recherche en pratique pharmaceutique et l’Institut national de santé publique du Québec, cette revue de la littérature ouvre la voie à un projet pilote de surveillance biologique de traces de médicaments dangereux dans les échantillons urinaires de travailleurs du réseau de la santé au Québec.

 
Partager

Une nouvelle formulation de thiosulfate de sodium homologuée au Canada pour l'intoxication au cyanure 

28 janvier 2013

Une compagnie canadienne commercialisera sous peu le Seacalphyxmd. Selon la monographie officielle, cette formulation injectable de thiosulfate de sodium est indiquée uniquement comme traitement séquentiel avec le nitrite de sodium pour le traitement de l’intoxication aiguë au cyanure qui est jugée comme étant potentiellement létale. Depuis plusieurs années déjà, l’hydroxocobalamine est considérée le premier choix de traitement par le Centre antipoison du Québec, tandis que le thiosulfate de sodium est considéré comme traitement adjuvant lorsqu’il y a une réponse partielle ou une intolérance à l’hydroxocobalamine. Le nitrite de sodium n’est plus recommandé par le Centre antipoison du Québec pour aucune indication.

 

 
Partager
Page 1 de 18 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>